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Tableau Naturel
des Rapports qui existent entre Dieu, l’Homme et l’Univers

par Louis-Claude de Saint-Martin


TROISIEME PARTIE

Le crime de l’homme

Puisque l’être divin est le seul Principe de la lumière et de la vérité : puisqu’il possède seul les facultés fixes et positives, dans lesquelles réside exclusivement la vie réelle et par essence : dès que l’homme a cherché ces facultés dans un autre être, il a dû de toute nécessité les perdre de vue, et ne rencontrer que le simulacre de toutes ces vertus.

Ainsi, l’homme ayant cessé de lire dans la vérité n’a pu trouver autour de lui que l’incertitude et l’erreur. Ayant abandonné le seul séjour de ce qui est fixe et réel, il a dû entrer dans une région nouvelle, qui, par ses illusions et son néant, fût toute opposée à celle qu’il venait de quitter. Il a fallu que cette région nouvelle par la multiplicité de ses lois et de ses actions, lui montrât en apparence une autre unité que celle de l’être simple, et d’autres vérités que la sienne. Enfin, il a fallu que le nouvel appui sur lequel il s’était reposé, lui présentât un tableau fictif de toutes les facultés, de toutes les propriétés de cet être simple, et cependant qu’il n’en eût aucune.

Des nombres 4 et 9

L’homme s’est égaré en allant de quatre à neuf ; c’est-à-dire, qu’il a quitté le centre des vérités fixes et positives, qui se trouvent dans le nombre quatre comme étant la source et la correspondance de tout ce qui existe ; comme étant encore, même dans notre dégradation, le nombre universel de nos mesures, et de la marche des Astres.

L’homme s’est uni au nombre neuf des choses passagères et sensibles, dont le néant et le vide sont écrits sur la forme même circulaire ou neuvaire, qui leur est assignée, et qui tient l’homme comme dans le prestige.

Les êtres sensibles

Dans la région temporelle, l’homme est condamné à saisir par les sens seulement les êtres composés puisqu’il n’y a relation que entre des êtres de même nature.

L’homme est donc réduit, en demeurant dans cette région temporelle, à n’apercevoir que des unités apparentes : c’est-à-dire qu’il ne peut connaître aujourd’hui que des poids, des mesures et des nombres relatifs, au lieu des poids, des mesures et des nombres fixes qu’il employait dans son milieu natal.

Toutefois, les choses sensibles, qui ne sont qu’apparentes et nulles pour l’esprit de l’homme, ont une réalité analogue à son être sensible et matériel. La sagesse est si féconde, qu’elle établit des proportions dans les vertus et dans les réalités, relativement à chaque classe de ses productions.

La mort

Les choses corporelles et sensibles n’étant rien pour l’ être intellectuel de l’homme, on voit comment doit s’apprécier ce que l’on appelle la mort, et quelle impression elle peut produire sur l’homme sensé, qui n’est point identifié avec les illusions de ces substances corruptibles. Car le corps de l’homme, quoique vrai pour les autres corps, n’a comme eux aucune réalité pour l’intelligence, et à peine doit-elle s’apercevoir qu’elle s’en sépare : en effet lorsqu’elle le quitte, elle ne quitte qu’une apparence, ou pour mieux dire, elle ne quitte rien.

Au contraire, tout nous annonce qu’elle doit gagner plutôt que perdre ; car, avec un peu d’attention, nous ne pouvons que nous pénétrer de respect pour ceux que leur loi délivre de ces entraves corporelles, puisqu’alors il y a une illusion de moins entre eux et le vrai.

Le premier crime de l’homme

Le crime de l’homme fut d’avoir abusé de la connaissance qu’il avait de l’union du principe de l’Univers avec l’Univers. La privation de cette connaissance est la peine de ce crime : nous subissons tous cette irrévocable punition, par l’ignorance où nous sommes sur les liens qui attachent notre être intellectuel à la matière.

La preuve manifeste que cette connaissance ne peut nous être parfaitement rendue pendant notre séjour sur la Terre, c’est que n’étant dans ce bas Monde que pour subir la privation de la lumière que nous avons laissée échapper, si nous pouvions y recouvrer pleinement cette lumière, nous serions plus en privation et par conséquent nous ne serions plus dans ce bas Monde.

La lumière

Les lois de la lumière élémentaire sont semblables aux lois de la lumière intellectuelle. Outre la nécessité d’un Principe primordial et générateur, il faut à l’une et à l’autre base, une réaction et une classe d’ êtres susceptibles d’en être les témoins et de participer à ses effets : ce qui annonce que la lumière sensible et la lumière intellectuelle n’agissent, ne procède et ne manifeste que par un quaternaire.

Il y a des êtres intelligents qui sont totalement séparés de la lumière intellectuelle, il y en a qui n’en sont point séparés, mais qui ne participent qu’à ses effets extérieurement ; il y en a qui en reçoivent intérieurement les rayons, mais qui sont dans une ignorance absolue des voies par lesquelles elles se propagent ; il y n’a donc que ceux qui sont admis dans son conseil, ou à la science même de celui d’où tout descend, qui puissent recouvrer cette connaissance primitive, parce que ce n’est que là où ils peuvent recevoir la lumière, la voir, en jouir et la comprendre enfin c’est là où se déploie avec une efficacité supérieure tous les pouvoirs du grand quaternaire parce que dans cette classe suprême résident tous les types des quatre points cardinaux du monde élémentaire.

L’homme n’a point su conserver cette sublime jouissance qui fut jadis son apanage, il a voulu transposer l’ordre de ces quatre points fondamentaux de toute lumière et de toute vérité ; or les transposer, c’est les confondre, et les confondre, c’est les perdre et s’en priver.

Le temps

L’homme, en s’unissant par une suite de la corruption de sa volonté aux choses mixtes de la région apparente et relative, s’est assujetti à l’action des différents principes qui la constituent, et celle des différents agents préposés pour les soutenir, et pour présider à la défense de leur loi : et ces choses mixtes ne produisant par leur assemblage que des phénomènes temporels, lents et successifs, il en résulte que le temps est le primordial instrument des souffrances de l’homme, et le puissant obstacle qui le tient éloigné de son Principe : le temps est le venin qui le ronge, tandis que c’était lui qui devait purifier et dissoudre le temps : le temps enfin, ou la région qui sert de prison à l’homme, est semblable à l’eau dont le pouvoir est de tout dissoudre, d’altérer plus ou moins vite la forme de tous les corps, et dans laquelle on ne peut plonger l’or sans qu’il n’y soit privé du dix-neuvième de son poids ; phénomène qui selon des calculs intègres représente au naturel notre véritable dégradation.

En effet, le temps n’est que l’intervalle de deux actions : ce n’est qu’une contraction, qu’une suspension dans l’action des facultés d’un être. Aussi, chaque année, chaque moi, chaque semaine, chaque jour, chaque heure, chaque moment, le principe supérieur ôte et rend les puissances aux êtres, et c’est cette alternative qui forme le temps.

L’étendue éprouve également cette alternative, elle est soumise aux même progression que le temps : ce qui fait que le temps et l’espace sont proportionnels.

L’action de l’homme étant étrangère à cette région terrestre, cette action est perpétuellement suspendue et divisée en lui. On ne peut douter que la véritable action de l’homme n’était pas faite pour être assujettie à la région sensible ; puisque la lumière fait des progrès pour se communiquer à lui, à mesure que l’action sensible l’abandonne et qu’il s’en dépouille ; et puisque loin qu’il doive attendre tout de ses sens, il n’a rien que quand ils sont calmes et dans une espèce de néant pour son intelligence. En apercevant tant de beautés dans les productions des êtres physiques, dont la loi n’a point été dérangée, nous pouvons donc nous former une idée des merveilles que l’homme ferait éclore en lui, s’il suivait la loi de sa vraie nature, et qu’à l’image de la main qu’il a formé, il tâcha, dans toutes les circonstances de sa vie, d’être plus grand que ce qu’il fait.

Son être intellectuel arriverait au dernier terme de sa carrière temporelle, avec la même pureté qu’il avait en commençant le cours. On le verrait dans la vieillesse unir les fruits de l’expérience avec l’innocence de son premier âge. Tous les pas de sa vie auraient fait découvrir, en lui la lumière, la science, la simplicité, la candeur, parce que toutes ces choses sont dans son essence. Enfin, le germe qui l’anime se serait étendu, sans s’altérer ; et il rentrerait avec le calme de la vertu, dans la main qui le forma, parce qu’en lui représentant sans aucune altération, le même caractère et le même sceau qu’il en avait reçu, elle y reconnaîtrait encore son empreinte et y verrait toujours son image.

Le nombre des temps que l’homme doit subir pour accomplir son oeuvre, est proportionné au nombre des degrés, au-dessous desquels il est descendu ; car, plus le point d’une force tombe est élevé, plus il lui faut du temps et d’efforts pour y remonter. L’homme doit se former, pendant son séjour sur terre, un ensemble de lumières et de connaissances qui embrasse une sorte d’unité.

Mais le complément des véritables jouissances ne peut être obtenue car elles n’appartiennent pas à l’ordre terrestre : l’homme ne peut saisir que l’esquisse et la représentation de ces lumières.

« Que l’homme intelligent médite ici sur les lois de l’ Astre lunaire, qui nous représentent, sous mille faces, notre privation ; qu’il examine pourquoi cet Astre ne nous est visible que pendant ses jours de matière ; et pourquoi nous le perdons de vue le vingt-huitième jour de son cours, quoiqu’il se lève également sur notre horizon. »

Tout se réunit pour prouver à l’homme qu’après avoir parcouru laborieusement cette surface, il faut qu’il atteigne à des degrés plus fixes et plus positifs, qui aient plus d’analogie avec les vérités simples et fondamentales dont le germe est dans sa nature. Enfin, il faut à la mort, qu’il réalise la connaissance des objets, dont il n’a pu apercevoir ici que l’apparence.

Les langues supérieures

« Je peux convenir que ces connaissances supérieures consistent dans l’intelligence et l’usage de deux langues communes et vulgaires, puisqu’elles tiennent aux jouissances primitives de l’homme. La première a pour objet les choses Divines et n’a que quatre Lettres pour tout alphabet ; la seconde en a vingt-deux et s’applique aux productions, soit intellectuelles, soit temporelles du grand Principe : le même crime a privé l’homme de ces deux langues. S’il y avait une nouvelle prévarication, il se formerait pour lui une troisième langue qui aurait quatre-vingt-huit Lettres, et qui le reculerait encore plus de son terme. »

La réhabilitation

L’homme ne peut parcourir les régions fixes et réelles de purification, sans acquérir une existence plus active, plus étendue, plus libre ; c’est-à-dire sans respirer un air plus pur et découvrir un horizon plus vaste, à mesure qu’il approche du sommet désiré : comme nous voyons que plus les principes des corps se simplifient, plus ils acquièrent de vertus : et comme l’air grossier, qui dégagé des substances matérielles, remplit un espace si prodigieux relativement à celui qu’il occupait dans les corps, que l’imagination en est presque effrayée.

« Il en est de même de cette classe intellectuelle et invisible comme du simple physique élémentaire ; toute la Nature est volatile, et ne tend qu’à s’évaporer ; elle le ferait même en un instant, si le fixe qui la contient lui appartenait ; mais ce fixe n’est point à elle, il est hors d’elle, quoiqu’agissant violemment sur elle ; et elle ne forme jamais d’alliance avec lui, qu’elle ne commence par une dissolution, il y a aussi plusieurs degrés d’alliances et d’amalgames. »

Ainsi, semblables à ces globules d’air et de feu qui s’échappent des substances corporelles en dissolution, et qui s’élèvent avec plus ou moins de vitesse ; selon le degré de leur pureté et l’étendue de leur action ; nous ne pouvons douter qu’à leur mort, les hommes qui n’auront point laissé amalgamer leur propre essence avec leur habitation terrestre, ne s’approchent rapidement de leur région natale, pour y briller, comme les Astres, d’une splendeur éclatante ; que ceux qui auront fait quelque mélange d’eux-mêmes avec les illusions de cette ténébreuse demeure, ne traversent avec plus de lenteur l’espace qui les sépare de la région de la vie ; et que ceux qui se seront identifiés avec les souillures dont nous sommes environnés, n’y demeurent ensevelis dans les ténèbres et dans l’obscurité, jusqu’à ce que les moindres de ces substances corrompues soient dissoutes, et qu’elles fassent disparaître avec elles une corruption qui ne peut cesser qu’autant elles finiront elles-mêmes.

La chute de l’homme

L’homme n’avait reçu l’être que pour exercer son action sur l’universalité des choses temporelles, et il n’a voulu l’exercer que sur une partie ; il devait agir pour l’intellectuel contre le sensible, et il a voulu agir pour le sensible contre l’intellectuel : enfin, il devait régner sur l’Univers ; mais, au lieu de veiller à la conservation de son Empire, il l’a dégradé lui-même, et l’Univers s’est écroulé sur l’être puissant qui devait l’administrer et le soutenir.

Toutes les vertus sensibles de l’Univers se sont écroulées sur lui, l’ont comprimé avec toute leur force et toute leur puissance ; les vertus intellectuelles avec lesquelles l’homme devait agir de concert se sont trouvées séparées de lui et renfermées chacune dans leur sphère et dans leur région. Ce qui était simple pour lui est devenu multiple et subdivisé ; ce qui était subdivisé et multiple, s’est congloméré et l’a écrasé de son poids ; c’est-à-dire pour lui que le sensible a pris la place de l’intellectuel, et l’intellectuel celle du sensible.

La naissance de l’homme

Le corps de l’homme, avant sa formation individuelle, est répandu dans toute la forme du père ; il est uni à toutes les puissances qui sont dans son principe générateur. Quand le moment de la naissance est arrivé, le germe corporel répandu dans la forme universelle du père se concentre, se rassemble en un point. Alors il s’exile et s’ensevelit dans le sein ténébreux de la femme où mélangé avec les fluides impurs et enveloppé de mille barrières, il n’a pas la même jouissance de l’air où ses organes les plus parfaits sont sans fonction et où il ne reçoit la vie et les secours des éléments que par un point passif tandis que la destination de l’homme était de correspondre activement avec toute la Nature.

Dans cet état, les premiers mouvements de l’homme ont été de se dégager de ces masses étrangères qui l’accablaient ; ça a été de séparer péniblement ses propres vertus d’avec toutes ces matières impures avec lesquelles elles étaient confondues ; enfin ça a été de réunir toutes ses forces pour sortir de dessous des décombres de l’Univers. Mais des lois positives s’opposant à ce qu’un être puisse s’allier avec ce qui lui est contraire sans porter l’empreinte et les traces de son amalgame, il fut impossible au premier homme de sortir de son cloaque avec la même pureté, la même agilité qu’il avait avant de s’y précipiter ; et voilà pourquoi l’homme particulier après avoir séjourné dans le sein de la femme, après y avoir exercé l’action dont il est alors susceptible pour démêler son germe sensible d’avec tous les liens et les entraves qui le resserrent paraît au jour renfermé dans une forme plus opaque que le fluide subtil qui enveloppait son propre germe.

Après que l’homme primitif eût surmonté cet obstacle, il lui resta un pas très considérable à faire ; ce fut de s’unir successivement aux forces des divers éléments qui agissaient dans son atmosphère ; telle est aussi la tâche de l’homme particulier qui, après avoir été admis à la lumière élémentaire, languit encore longtemps avant d’accoutumer ses yeux à son éclat, son corps aux impressions de l’aire et ses organes aux différentes lois établies pour les formes corporelles. De même, qu’en recevant la naissance, l’homme est censé avoir rassemblé en lui ses vertus physiques et particulières, avec lesquelles il peut parvenir à participer aux forces universelles de l’atmosphère, qu’il a quittées et qui sont extérieure à lui ; de même l’homme intellectuel, délivré de sa première prison, et admis avec sa forme matérielle sur la terre doit travailler à recouvrer successivement ses propres forces et ses propres vertus intellectuelles, avec lesquelles il peut tendre à recouvrer celles dont il a été séparé par le crime.

Mais ce que l’homme physique fait d’une manière passive et aveugle dans le corporel, l’homme intellectuel doit le faire par les efforts constants et libres de sa volonté. L’homme intellectuel, qui s’est réduit volontairement à une classe inférieure et bornée, doit généraliser son être, et en étendre les vertus jusqu’aux extrémités de son enceinte particulière, s’il veut atteindre jusqu’à cette enceinte universelle et sacrée dont il s’est banni.

Enfin, la volonté étant en quelque sorte le sang de l’homme intellectuel et de tout être libre ; étant l’agent par lequel seul ils peuvent effacer en eux et autour d’eux les traces de l’erreur et du crime, la revivification de la volonté est la principale tâche de tous les êtres criminels : et vraiment, c’est un si grand oeuvre, que toutes les puissances y travaillent depuis l’origine des choses, sans avoir encore pu l’opérer généralement.

Le travail de l’homme

Après avoir reçu dans un lieu ténébreux une enveloppe grossière, après avoir rallié en lui les forces intellectuelles qui lui sont propres, l’homme a encore à multiplier ces mêmes forces ; en les réunissant à celles qui sont extérieures à lui, il a à recueillir les vertus de tous les règnes terrestres ; à distinguer toutes les espèces de chaque règne , et même les caractères particuliers de chaque individu ; il a enfin à scruter jusqu’aux entrailles de la Terre , pour y apprendre à connaître les désordres qui font l’horreur et la honte de notre triste demeure, lesquels sont indiqués soit par les métaux qui n’ont point d’huile, soit par la fureur des volcans, soit par le grand nombre d’insectes et d’animaux malfaisants et vénéneux, qui sont bannis de dessus de la terre, et se cachent dans ses gouffres, comme si le jour leur était interdit.

Ce qui rend les travaux si imposants, c’est que l’homme laisse écouler en vain le nombre de temps accordé pour les accomplir, et il lui faut un second nombre de temps plus considérable, plus pénible que le premier attendu qu’il a alors et la première et la seconde force à acquérir. Si pendant ce second nombre de temps, ce malheureux homme ne remplit pas mieux sa tâche qu’il ne l’a fait dans le premier, il en faut nécessairement un troisième encore plus rigoureux que les deux autres, et ainsi de suite, sans qu’on puisse se fixer d’autres termes à ses maux, que ceux qu’il leur fixera lui-même, en sacrifiant toutes les vertus qui sont en lui.

La vie terrestre de l’homme est la matrice de l’homme futur, en effet, celui-ci portera dans une autre terre , le plan , la structure, la manière d’être qu’il se sera fixée lui-même dans son séjour ici-bas.

La chute de l’homme se répercute dans tout l’Univers

L’homme choisi par la Sagesse suprême pour être le signe de sa puissance, devait resserrer le mal dans ses limites, et travailler sans relâche à rendre la paix à l’Univers. Et sa sublime destination suppose assez quelles doivent être ses vertus puisque lui seul devait posséder toutes les forces partagées entre tous les êtres rebelles.

Mais, s’il a laissé corrompre sa virtuelle activité ; si au lieu de subjuguer le désordre, il a fait alliance avec lui, ce désordre a dû s’accroître et se fortifier, au lieu de s’anéantir. Ce qui doit faire concevoir comment tous les êtres de la région sensible peuvent être aujourd’hui dans un plus grand pâtiment, ou un plus grand travail, qu’ils ne l’étaient avant le crime de l’homme. De plus, le crime de l’homme va jusqu’à se répercuter dans des sphères intelligibles, sur les Ministres de la sagesse divine.

F I N


 


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